Je n'ai cessé de courir après toi, à bout de souffle, je te cherchais partout sans jamais te voir. J'ai cru être un être à part dont il n'existait aucun c½ur battant au rythme du mien, aucun double à qui je pourrais me confier ou me blottir dans ses bras, non pas seulement les jours d'hiver mais les jours d'été aussi, lorsque le soleil caresserait notre peau, allongé dans l'herbe, sans dire mot, juste écouter le silence nous témoigner notre amour. J'ai marché, rampant après le bonheur d'être deux. L'espoir me tuait, m'achevait totalement, sans jamais m'arrêter pourtant, je traquais ta venue. Il n'y avait plus d'horizon avant que se dessine ton sourire autour de moi. Doucement, je me suis laissé tomber dans les bras de l'insouciance et dans l'insomnie de nos longues nuits d'ivresse et de douceur là où se mélangeaient bonheur et peur, nos sueurs s'entremêlaient l'une à l'autre comme lien de notre unique passion. J'ai effleuré tes lèvres du bout des doigts, c'est un délice auquel je ne pourrais me passer. J'ai parcouru chaque recoin de ton corps, je les connais par c½ur ces petits bouts de toi qui font que je t'aime tout entier. J'ai poursuivie chacune de tes plaies que tu enfermais et dans ces blessures là, on y consolait notre bien être sous cette chaleur humide qui nous transportait ensemble dans un autre monde, loin de tout. Auprès de toi, je perdais toute notion de moi, mon identité n'existait plus, c'était toi et moi, un seul être réunit par le même amour. Un jour, j'aurais des ailes et ce jour là je t'emmènerais au paradis dans lequel tu me fais vivre.Ton odeur, ce parfum enivrant qui joue avec moi, dont je prends plaisir à respirer ses ardeurs. Je t'ai tant aimé tous les jours, toutes les nuits et celles qui se suivent, que c'est presque devenu un supplice de devoir te dire au revoir